Les 100 portes secrètes. Un roman coup de coeur. (3e cycle primaire – 1er cycle secondaire) Par Hélène Dehaut

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Bonjour! Un autre roman,  une autre critique. J’adore mon travail! Surtout lorsqu’il me permet de découvrir des auteurs, des histoires, des aventures aussi fantastiques que : Les 100 portes secrètes de Colin Thompson, publié chez Albin Michel jeunesse dans la collection Wiz. Cela faisait un bout de temps que je le regardais dans la pile sur le coin de mon bureau! Sa couverture m’intéressait : un labyrinthe sur fond ocre. En lisant le résumé au dos du livre, j’ai vu tout de suite que c’était un livre pour les garçons; mes préférés! En plus, pas trop de pages, 235, parfait pour les jeunes hommes impatients.

C’est l’histoire d’un jeune garçon de 10 ans, Peter. Il vit dans les hautes pièces d’un musée en compagnie de sa mère et de son grand-père. Ils sont les gardiens des clés de toutes les portes du musée. Peter n’a jamais connu son père (mais on lui dit qu’il en est une copie parfaite). Quelques mois avant sa naissance, son père est parti se promener dans les dédales de couloirs et d’escaliers des sous-sols du Musée, il y en a des centaines, et il n’est jamais revenu. S’est-il perdu? Est-il tombé et incapable de se relever? Est-il mort? Ou a-t-il simplement abandonné sa famille? Pour Peter, il n’y a qu’une seule façon de la savoir et c’est de partir à sa recherche. Depuis qu’il sait marcher, seul, Peter arpente les couloirs, ouvre les portes, monte et descend les escaliers qui se succèdent les uns aux autres, mais sans succès. Il a l’appui de son grand-père, qui le guidait à ses débuts, mais qui est maintenant trop vieux et trop malade pour le suivre. Dorénavant, Peter cherche seul. Oups! Non. Pas vraiment seul. Son chat Archimède l’accompagne et même parfois le précède, comme s’il savait où aller, comme s’il comprenait la quête de Peter. Un soir, en franchissant une porte devant laquelle Archimède le guide, une porte jamais vue auparavant, il découvre une vieille dame, minuscule, petite, comme rétrécie. Elle lui confit un livre, Comment vivre sans fin. Mais il ne doit surtout pas le lire, même si le titre est attirant, il ne doit en aucun cas l’ouvrir et le parcourir des yeux. Sinon, il sera figé dans le temps. Tout comme elle. Il doit apporter le document à L’Enfant éternel. Pour qu’il le détruise. Peter n’est pas convaincu… comment ne pas profiter de l’occasion de vivre éternellement? La vieille dame se fait un devoir de lui montrer les conséquences d’une lecture intempestive.

Je vous ai amené jusqu’à la page 55, à vous de lire le reste!

Ce roman, c’est du grand art. On dirait un scénario de film, les images sont limpides, on s’y croirait. Les descriptions sont tellement bien écrites! Rien n’y manque: les personnages, les images, les nuances de couleurs, les odeurs. Oui, même les odeurs. Les livres ont réusi ce miracle bien avant les films. On touche les objets avec Peter, on voit les personnages avec lui, on le suit pas à pas avec intérêt. On se croirait dans un film de Fellini ou encore Orphée de Jean Cocteau. Des images troublantes et tellement, tellement hors de l’ordinaire. Nous sommes dans une bibliothèque, une immense bibliothèque où chaque porte s’ouvre sur un nouveau tableau aux personnages impressionnants et inquiétants. Peter rencontre des êtres qui veulent le tuer, qui veulent l’empêcher de ramener le livre à l’Enfant éternel. Il est sur le point d’y laisser sa vie. Mais avant de mourir, il voudrait bien revoir son père. Mais où est-il?

Bonne lecture!

Hélène

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